La science au service de la lutte contre la désertification

La conférence de M. Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de la Convention pour la lutte contre la désertification et sous-secrétaire général des Nations unies, s'est tenue le 6 juin à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation. Organisée conjointement par l'Institut EDS, la chaire en développement international et le Cercle des affaires internationales, cette conférence, présidée par M. Robert Beauregard, doyen de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique,  a réuni près de quarante personnes, dont le doyen de la FSAA, M. Jean-Paul Laforest, ainsi que de nombreux membres de la communauté universitaire.

M. Gnacadja s'est adressé à un auditoire attentif et avide d'en connaître davantage sur l'état actuel de la situation de la désertification dans le monde et des avancées faites concernant la mise en oeuvre de la Convention pour la lutte contre la désertification.

 

La désertification désigne toute dégradation des terres et des sols. Causée à la fois par les activités anthropiques (surpâturage, déboisement, mauvaises pratiques agricoles) et des phénomènes naturels, elle constitue une véritable menace pour l'agriculture, et ce non seulement dans les zones arides des pays en développement où la production agricole pourrait chuter de moitié d'ici 2050, mais également dans certaines régions des pays développés. En dépit de son ampleur, le phénomène de désertification n'est pas irréversible. M. Gnacadja a pointé la pratique de l'agroforesterie, la lutte aux inégalités et à la pauvreté, la limitation des migrations forcées et le développement des énergies renouvelables comme des manières directes de lutter contre la désertification.

L'éminent conférencier a également profité de sa présence à l'Université Laval pour lancer un véritable plaidoyer en faveur de la création d'un panel d'experts sur la dégradation des terres qui agirait en tant qu'autorité scientifique et donnerait ainsi plus de poids à la Convention pour la lutte contre la désertification, le «parent pauvre» des trois conventions internationales ratifiées à Rio en 1992. En effet, parce qu'elle est la convention la plus ratifiée et la seule à comporter des annexes de mise en oeuvre qui lient les pays adhérents, elle constitue certainement le meilleur moyen, aux niveaux tant local qu'international, d'agir de manière concertée pour limiter la désertification et restaurer les terres dégradées.


Conférence organisée en collaboration avec l'IHQEDS, la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique et le Cercle québécois des affaires internationales

 

Pour revivre l'événement

Présentation de M. Luc Gnacadja  >>