L'UPA et la FAO unies pour l'agriculture familiale

D'entrée de jeu, à sa conférence présentée à l'Université Laval, M. Marcel Groleau, président de l'UPA du Québec, a souligné l'importance qu'a joué son clan familial qui l'unit à la terre et à l'agriculture. Fier descendant d'un producteur laitier et ancien président de la Fédération de ces producteurs, M. Groleau est à la tête du principal syndicat agricole du Québec depuis décembre 2011. C'est empreint d'enthousiasme qu'il a confirmé à la centaine de personnes réunies que 2014 sera l'année internationale de l'agriculture familiale.

Le lien entre l'UPA et l'international ne date pas d'hier. Depuis 21 ans, l'UPA mène des projets de coopération avec plus de 50 partenaires dans une vingtaine de pays, par l'entremise de son organe UPA Développement International (UPA DI). En 1992, c'est au Burkina Faso que l'UPA a amorcé ses activités à l'international. Depuis lors, les producteurs québécois ont été impliqués au Mali, au Sénégal, en Haïti et au Salvador, pour ne nommer que ces pays. Que ce soit dans le cadre du programme « Le savoir des gens de la terre » ou de la fondation d'Agricord, l'UPA a toujours tenu à développer son modèle d'implication à l'international autour du soutien aux fermes familiales.

Ce souci constant, ainsi que la renommée de certains de ses projets, ont fait en sorte d'attirer le regard des Nations unies, plus spécialement de ses structures telles que le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La signature récente d'un mémorandum d'intention confirme que la FAO place les organisations paysannes au coeur de ses préoccupations et que la sécurité alimentaire passe avant tout par la consolidation d'une agriculture familiale et d'une production locale. M. Groleau a précisé que l'élément novateur de ce mémorandum réside surtout dans la reconnaissance des thèmes abordés dans l'entente.

Entériné le 15 octobre 2012, le mémorandum n'aurait pu être proposé si une nouvelle conception de la lutte contre la faim ne s'était pas consolidée à la FAO depuis la crise alimentaire de 2008. L'agriculture familiale est à la base de la sécurité alimentaire pour nombre de ruraux et même d'urbains. Malgré tout, elle ne fait pas que nourrir des gens. Elle joue un rôle crucial en permettant de structurer des milieux, de tisser des liens entre des communautés et d'échanger des connaissances ancestrales.

Cette signature ouvre des possibilités à l'UPA DI quant au développement de ses projets à l'international. Considérant que les temps actuels sont difficiles pour la coopération, il est extrêmement intéressant pour l'organisation de bénéficier de cette tribune extraordinaire qui souligne l'implication des producteurs agricoles du Québec pour un autre développement. En cotisant eux-mêmes à la création de projets pour les agricultures familiales, les producteurs agricoles du Québec peuvent être fiers du chemin parcouru! 


La Chaire tient à remercier M. Groleau pour sa présentation sur cette entente unique. 

Conférencier invité

Marcel Groleau, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA)

Pour revivre l'événement

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